Le petit nuage de Magellan (Lettre à Tomas Espedal), par Christophe Massé

2012-01-01 00.00.00-7

 

Extrait :

Nous étions dans le sud, à la Toussaint, au tout début de l’hiver 1974. Groupés sur un terrain vague, lui cerné par des immeubles dont la construction ne devait jamais s’achever. A vol d’oiseau nous nous trouvions sur un méridien (Celui de Paris ?) situé presque exactement à égale distance entre la capitale française et Alger.

Du sang avait giclé. Brièvement. Pour transformer la pellicule d’air vif qui entourait la bande d’adolescents aux poings fermés et aux doigts repliés sur des boulons, en une écarlate buée carmin. Au sol, étendu de tout son long, les mains enserrant sa tête, il se tortillait en hurlant. Il avait probablement le nez fracturé.

Le petit nuage de Magellan, par Christophe Massé / Vignette de l’auteur/

12×16 / 14 pages / 8€ frais de port compris